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Les Abattoirs à Toulouse : musée et expositions 2026

Programme 2026 des expositions et collections permanentes

samedi 14 février 2026

Les Abattoirs jouent un rôle prépondérant dans la vie culturelle de la Ville rose, accueillant expositions permanentes et temporaires, expérimentation artistique, médiathèque, librairie et restaurant.
Retrouvez ci-dessous le programme des expositions temporaires en cours en 2026 aux Abattoirs ainsi que ses infos pratiques.

les Abattoirs, Musée
© les Abattoirs, Musée – Frac Occitanie Toulouse, 2019 ; photographe : Boris Conte

Les Abattoirs, Musée d’art moderne et contemporain Frac Occitanie Toulouse labellisée "Musée de France", a pour missions la promotion, la diffusion et la patrimonialisation de l’art moderne et contemporain.

Expositions en cours et à venir aux Abattoirs à Toulouse

Exposition Jean‑Charles de Castelbajac – L’imagination au pouvoir

Art / mode / design
Jusqu’au 23 août 2026 — de 12 h à 18 h (mer – ven) ; 10 h à 18 h (sam – dim)
LIEU — Les Abattoirs, 76 allées Charles‑de‑Fitte, 31300 Toulouse

Cette grande exposition retrace la créativité du designer et artiste Jean‑Charles de Castelbajac. Près de 300 œuvres (vêtements, objets design, dessins, photographies) montrent comment il mêle art, mode, musique et pop‑culture. L’exposition insiste sur son approche d’appropriation et d’upcycling et révèle l’influence qu’il exerce sur plusieurs générations.
Accès transports publics : métro A (station Saint‑Cyprien République) ; bus 13, L14, 31, 45 et 66.
En savoir plus : Site officiel


Exposition Filmer les corps – Collection vidéo du Cnap

Art vidéo
Jusqu’au 8 mars 2026 — de 12 h à 18 h (mer – ven) ; 10 h à 18 h (sam – dim)
LIEU — Les Abattoirs, 76 allées Charles‑de‑Fitte, 31300 Toulouse

Cette exposition présente des vidéos de la collection du Centre National des Arts Plastiques. Les artistes (Oliver Beer, Ludivine Large Bessette, Kate Cooper, Lily Reynaud Dewar, etc.) exploitent le corps comme médium pour évoquer la mémoire, la vulnérabilité ou la dimension politique. Le parcours retrace l’évolution du film d’artiste depuis les années 1960 et montre comment le corps devient un outil de questionnement social.
Accès transports publics : métro A (station Saint‑Cyprien République) ; bus 13, L14, 31, 45 et 66.
En savoir plus : Page officielle de l’exposition


Exposition : Focus Collections – Nouvelles acquisitions 2020‑2025

Art moderne et contemporain
Jusqu’au 8 mars 2026 — de 12 h à 18 h (mer – ven) ; 10 h à 18 h (sam – dim)
LIEU — Les Abattoirs, 76 allées Charles‑de‑Fitte, 31300 Toulouse

Ce focus présente des œuvres acquises par le musée entre 2020 et 2025. Les Abattoirs possèdent désormais plus de 3 500 œuvres de plus de 1 200 artistes. L’exposition valorise les artistes féminines : en 2015 elles représentaient 17 % de la collection, alors qu’en 2025 la proportion est passée à 24 %. Douze artistes de différentes générations et origines sont mises en avant, illustrant la diversité des acquisitions récentes.
Accès transports publics : métro A (station Saint‑Cyprien République) ; bus 13, L14, 31, 45 et 66.
En savoir plus : Page officielle de l’exposition


Exposition : Daniel Cordier, l’ivre d’arts – Le livre à travers les artistes de la donation Daniel Cordier

Art / bibliophilie
Jusqu’au 30 août 2026 — de 12 h à 18 h (mer – ven) ; 10 h à 18 h (sam – dim)
LIEU — Les Abattoirs, 76 allées Charles‑de‑Fitte, 31300 Toulouse

L’exposition explore la passion du résistant et galeriste Daniel Cordier pour l’art et les livres. Chaque salle porte le nom d’un ouvrage qu’il affectionnait. Elle montre comment sa bibliothèque dialoguait avec les œuvres de sa collection : objets, images et pages s’entremêlent pour célébrer le livre en tant que objet, image et espace. De nombreuses œuvres de la donation et des prêts rappellent l’érudition de Cordier et son engagement à partager ses découvertes.
Accès transports publics : métro A (station Saint‑Cyprien République) ; bus 13, L14, 31, 45 et 66.
En savoir plus : Page officielle de l’exposition


Exposition : Assemblages – Prendre soin des choses

Art contemporain / arts plastiques
Jusqu’au 27 septembre 2026 — de 12 h à 18 h (mer – ven) ; 10 h à 18 h (sam – dim)
LIEU — Les Abattoirs, 76 allées Charles‑de‑Fitte, 31300 Toulouse

Inscrite dans le programme “Gestes – arts et savoir‑faire en Occitanie”, cette exposition explore la technique de l’assemblage. En associant des objets ordinaires, parfois des déchets, à des matériaux variés — tissus, outils, restes animaux, archives vidéos — les artistes créent des œuvres poétiques qui interrogent notre rapport aux choses et à la consommation. De Picasso et Braque aux créateurs contemporains, l’assemblage défie les catégories et invite à prendre soin des objets.
Accès transports publics : métro A (station Saint‑Cyprien République) ; bus 13, L14, 31, 45 et 66.
En savoir plus : Page officielle de l’exposition


Collections permanentes des Abattoirs

Parmi les collections permanentes, pièces de l’abstraction lyrique ou gestuelle, de l’art brut, de l’informel ou de Cobra.

La donation faite par le collectionneur Anthony Denney (1913-1990) comporte des peintures des années 1950 et 1960, de Karel Appel, Alberto Burri, Jean Dubuffet, Lucio Fontana, Sam Francis, Georges Mathieu, Riopelle, Antonio Saura, Antoni Tàpies, Vasarely et d’artistes japonais du groupe Gutai.

La collection de l’amateur et galeriste Daniel Cordier a rassemblé des œuvres d’Arman, Hans Bellmer, Brassaï, César, Chaissac, Robert Combas, Dado, Jean Dubuffet, Marcel Duchamp, Hans Hartung, Robert Mapplethorpe, Henri Michaux, Robert Rauschenberg, Bernard Réquichot ou encore Claude Viallat. Depuis 2005, Daniel Cordier effectue de nouveaux dons (arts premiers, artefacts ethnographiques, objets de curiosités.

Notons dans la collection l’exceptionnel rideau de scène de Picasso, La Dépouille du Minotaure, en costume d’Arlequin. Créé par l’artiste en 1936 avec la collaboration de Luis Fernandez, cette immense œuvre (8,30 x 13,25 m) a été réalisée pour 14 Juillet, pièce de Romain Rolland donnée au Théâtre du Peuple le 14 juillet 1936. Cette œuvre ne peut être présentée sur une période trop longue en raison de sa fragilité.

Par ailleurs, après près de trois années d’absence, "La Dépouille du Minotaure en costume d’Arlequin, Rideau de scène pour le 14 juillet de Romain Rolland, mai-juillet 1936", œuvre emblématique a été rendu au musée. Elle a été exposée courant 2015 à l’occasion du 50e anniversaire du don de l’artiste à la ville de Toulouse.

En juin 1936, Picasso accepte de réaliser le rideau de scène pour le "14 juillet" de Romain Rolland, montée au Théâtre du Peuple pour célébrer symboliquement le premier 14 juillet du Front Populaire. Les délais de la commande étant très brefs, l’artiste décide d’agrandir une petite gouache rehaussée d’encre de Chine, peinte le 28 mai 1936 : la dépouille du Minotaure en costume d’arlequin.

Le rideau est brossé dans la semaine qui précède la première représentation, le 14 juillet 1936, grâce au talent de Luis Fernandez, peintre et ami de Picasso. La gouache originale fut considérablement agrandie selon la méthode de la mise au carreau dont les tracés sont encore visibles, ainsi que le dessin sous-jacent des figures. Peint au sol dans un vaste local, le rideau présente par rapport à la maquette des différences : les personnages sont inscrits dans un espace plus étendu.

La légèreté de la touche restitue parfaitement la monumentalité et la puissance de l’œuvre de Picasso, traitée ici comme un immense pastel bleu d’une grande luminosité. Satisfait de la prouesse de Fernandez, Picasso appose sa touche en guise de signature : il accentue la fermeté du trait par quelques éclats de peinture noire et donne vie aux personnages par l’adjonction de rehauts blancs dans la couronne de fleurs du jeune homme et dans l’habit d’arlequin. La griffe du maître ! Un formidable reportage photographique de Dora Maar, compagne de l’artiste, montre Picasso peignant les principaux personnages de son rideau (juillet 1936).

L’iconographie du rideau mêle allusions mythologiques, tauromachiques, personnelles, et pourrait transposer au plan mythologique une phase de corrida (le tertio de la pique), où le peintre aspire à triompher du Minotaure amoureux qui l’habite. Minotaure mort en habit d’arlequin (Picasso en personne) est soutenu par un géant ailé à tête d’aigle qui évoque la figure d’Horus, dieu solaire égyptien. Un homme puissant et barbu (encore Picasso), affublé d’une peau de cheval (Marie-Thérèse, image de la pureté de l’amour aujourd’hui délaissée), s’avance en menaçant les monstres du poing. Il porte un bel adolescent couronné de fleurs (toujours Picasso dont le profil féminin du visage évoque celui de Dora Maar, sa nouvelle compagne).

Le thème n’offre aucun rapport direct avec le drame épique de Romain Rolland, mais il semble opportun de trouver dans l’affrontement des personnages, l’opposition du bien et du mal, la victoire de la jeunesse, de la beauté triomphante sur la mort menaçante, celle de la vérité, du progressisme face à l’obscurantisme, celle de la Paix chassant les monstres de la guerre.

L’ampleur du souffle révolutionnaire et pacifiste de la pièce de Rolland trouve son équivalent dans l’impressionnante "minotauromachie" de Picasso qui affirme ainsi une cohérence entre la vie, la peinture, le théâtre et l’Histoire. Le rideau du 14 juillet condense les recherches stylistiques, iconographiques et formelles de l’artiste : expressivité plastique de la "période bleue", clarté et luminosité du dessin classicisant d’après 1917 et surréalité du thème.

C’est en 1965 que l’œuvre est présentée pour la première fois à Toulouse, à l’occasion d’une exposition consacrée aux rapports entre Picasso et le théâtre organisée par Denis Milhau, alors conservateur du Musée des Augustins. Au souhait de ce dernier de conserver quelques temps de plus l’œuvre, Picasso répondra par le don de l’œuvre. Ce sera autour de cette pièce maîtresse que se construira à la fin des années 1990 le projet de rénovation architecturale des Abattoirs qui converge en fin de parcours sur la présentation de l’œuvre.

Les Abattoirs : Informations pratiques

Horaires des Abattoirs :
Ouverture du mercredi au vendredi de 12h à 18h, nocturnes les jeudis jusqu’à 20h (hors vacances scolaires). Ouverture les samedis et dimanches de 10h à 18h.
Fermé le 25 décembre, le 1er janvier et le 1er mai.
La Médiathèque est ouverte sur rendez-vous uniquement le mercredi, jeudi et vendredi de 14h à 18h.

Tarifs des Abattoirs :
 8 € l’entrée en plein tarif.
 6 € (5 € lors des nocturnes du jeudi de 18h à 20h) l’entrée en tarif réduit.
=> Billetterie...
 Gratuit pour tous le premier dimanche de chaque mois.
 Gratuit pour les moins de 12 ans, professionnels de la culture, étudiants en art et architecture, membres de l’ICOM, demandeurs d’emplois, ... => Voir tous les tarifs réduits et gratuités...
 Des visites guidées, conférences et autres événements sont également organisés => Voir le calendrier des événements...

Accès :
Métro A arrêt "Saint-Cyprien - République".
Station Vélo Toulouse n° 81.

Contact :
Téléphone : 05 34 51 10 60

Adresse & Carte, horaires, numéro de téléphone


76 Allées Charles de Fitte 31300 Toulouse